• Ski-cross à Glais Rouge

    J'y étais déjà allé en février 2008, en raquettes car c'était seulement 6 mois après mon opération du genou, et je n'avais pas trouvé le chemin "officiel" décrit dans les topos. Nous y étions retournés en ski l'an dernier et nous avions beaucoup "jardiné" dans la forêt, en quête du "bon" chemin, en vain !
    Jamais deux sans trois !!
    Diaporama


    Certes, le départ fut tardif (11h30) car j'ai voulu monter les pneus-neige avant de partir, mais cette fois, nous pouvons monter assez haut avec la voiture, jusqu'à 1470 m, ce qui nous fait gagner 450 m par rapport à l'an dernier, c'est à dire environ 45 minutes. Le sommet culminant à 2163 m, il ne nous reste à grimper "que" 700 m, ce qui devrait être expédié en 1h30, 1h45 maximum !
    Cette fois je retrouve assez bien et assez facilement l'itinéraire emprunté en 2008 par un groupe de skieurs que j'avais suivi avant d'improviser vers la gauche parce que je ne voulais pas risquer mon genou tout neuf dans la pente en dévers qu'ils avaient empruntée, vers la droite. Nous voilà donc partis pour contourner la base des barres rocheuses par la droite, comme indiqué sur le topo, nous sommes sur la bonne piste.
    Malheureusement, en fait de "piste" nous suivons un très vague sentier, qui bien sûr, finit par disparaitre complètement dans les sapins !
    Nous choisissons alors la facilité: au lieu d'insister et de "forcer le passage" vers la droite, quitte à descendre un peu, nous prenons une combe à main gauche, très praticable, et qui débouche sur le petit replat ensoleillé où je reconnais les 2 morceaux d'arbres morts photographiés en 2008. Ca m'embête, j'aurais bien voulu éviter de me retrouver là car cela signifie qu'on est ENCORE sorti de l'itinéraire, qu'on va devoir continuer par une pente qui a déjà bien chauffé au soleil du matin, et surtout que retrouver le bon chemin à la descente risque bien de ne pas être facile du tout.
    La pente ensoleillée ne pose finalement pas de problème car elle est parcourue par une sente qu'on devine encore facilement sous la neige, et on rejoint sans soucis les très jolis canyons du versant nord, puis l'antécime et enfin le sommet. Il est environ 14h30, nous avons mis 3h, le double du temps prévu !
    Le temps d'avaler quelques sandwichs et nous voilà partis dans la descente. Il est 15h et les ombres nous paraissent déjà bien allongées ! Le début est évident: nous suivons peu ou prou nos traces de montée. Evidemment, Bougnat trouve le canyon un peu trop étroit, il lui faudrait plus de place pour pouvoir tourner confortablement ... Le Rouquin a un grand rayon de braquage !!
    Cependant, nous aimerions bien éviter la neige lourde de la pente S-E empruntée quelques heures auparavant. Donc, à partir du pylône EDF, nous restons dans le canyon, d'abord tout droit, puis carrément à gauche toute, dans une pente qui nous est complètement inconnue, et qui représente environ le tiers des 700 m de dénivelée. Une paille ! Sur la carte, ce passage apparaît comme une pente un peu forte dominant une clairière qui s'étend à peine sur 500 m. Mais sur le terrain, le manque de neige rend ce passage un peu scabreux: les rochers, les vernes puis les sapins nous obligent à de nombreux détours. Alors que les photos (prises en plein hiver) montrent une lisière de forêt relativement clairsemée et apparemment très skiable, nous devons nous frayer un chemin entre les bosquets, slalomant entre les pierres, enjambant quelques sapins tombés au sol. La fatigue se fait sentir, Seb garde constamment un oeil sur son altimètre, l'autre rivé sur la carte, Bougnat grommelle, la forêt s'épaissit, la tension monte. Je commence à envisager de revenir sur nos pas pour tenter de retrouver le chemin du matin à l'endroit où nous avions obliqué à gauche, je pourrais jurer que nous n'en étions pas très loin il y a 10 minutes à peine. Je suis en train d'évaluer l'effort et le temps que peut nous coûter ce demi-tour quand j'aperçois un petit morceau de plastique jaune cloué sur un arbre. Le sentier est là. 150 m plus loin, il s'élargit et les sapins portent maintenant de gros chiffres rouges et blancs, c'est le chemin 34 que nous avions laissé sur notre droite à la montée !! La voiture n'est plus très loin, on respire, on ne sera pas obligés de passer la nuit dans la forêt !! Mais Seb, qui à ce moment ferme la marche, n'est pas au bout de ses émotions: il est pris par surprise par une biche qu'il n'a pas entendue venir et qui a failli lui sauter dans les bras !!

    A refaire quand il y aura plus de neige. Je suis persuadé que ça peut être excellent !

    carte des itinéraires de Glais Rouge

    Les itinéraires de Glais Rouge: en vert notre montée, en rouge notre descente, en bleu le tracé du topo.

    photo des itinéraires de Glais Rouge

    photo prise fin janvier 2008 depuis les alpages de Grand Naves


    Pour se consoler, d'après les compte rendus de Skitour, il semble que les "recherches d'itinéraire" dans la forêt sont monnaie courante: Greg' "n'a pas trouvé le passage", les prédécesseurs de Cam non plus, "un petit fourvoyage" pour Géraud, PassoG trouve lui aussi que c'est "compliqué" !




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