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La montagne par tous les temps, en toutes saisons, par tous les moyens

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Juillet 2010: Les grandes vacances

Nous avions prévu un peu d'itinérance pour descendre dans le midi, en dormant sous la tente, soit dans de hautes vallées de montagne, soit en camping au bord du Verdon. Mais la mauvaise hydratation de Véronique, ajoutée à une grosse fatigue, ont réduit notre périple à une seule et unique étape. Mais quelle étape !! Une étape digne du Tour de France, une vraie étape de montagne, avec des cols mythiques, un autre plus secret, avec de la petite route sinueuse, qui donne envie d'aller s'égarer sur les sentiers de montagne !!!

Bref, dès le départ, donné à Moutiers, au lieu de nous échapper par l'autoroute, Albertville et la Combe de Savoie, nous prenons la route à rebrousse-poils, direction Bourg Saint Maurice, Val d'Isère et le col de l'iseran à plus de 2700 m. Petite pause rapide, et c'est la plongée sur la vallée de la Maurienne, en passant par Bonneval, village à l'architecture traditionnelle, chalets de pierre, toits en lauzes, puis un crochet par l'Ecot pour la pause casse-croûte et la ballade digestive. Puis nous passons à Bessans avant d'attaquer la grande route du col du Mt Cenis où nous sommes accueillis par quelques gouttes de pluie. Véronique s'endort. S'ensuit une longue descente, côté italien, sur Susa puis l'autoroute jusqu'à Bardonecchia. Nous refranchissons la frontière quelques kilomètres plus loin, au départ de la Vallée Etroite, qui conduit au refuge du Mt Thabor, en cheminant sous la Pointe Gaspard, puis la Pointe Melchior, la Roche Bernaude ... on reviendra randonner dans le secteur ! Pour l'instant nous suivons une petite route qui serpente jusqu'au col de l'Echelle et redescend sur Névache, la Vallée de la Clarée, qu'on pourrait très facilement renomer Vallée des Merveilles ... si seulement les abords du torrent n'étaient pas infestés de bestioles piqueuses: mouches, moustiques et taons. Après une tentative de plantage de tente dans un petit coin du jardin d'Eden, nous avons dû battre en retraite, et il fut bien question un instant d'aller dormir à l'auberge, avant de trouver un bel emplacement, en retrait du torrent, mais tout de même colonisé par une escouade de moustiques fort combatifs. Véronique choisissait de les ignorer, tandis que je préférais jouer la sécurité en dégustant ma tranche de melon sous la tente. Bilan: 14 piqûres sur un seul pied pour Véronique, et plusieurs autres un peu partout, dont quelques unes à travers les vêtements, seulement 3 ou 4 piqûres pour moi.

Notre 1ère nuit de vacances fut plutôt courte: après quelques averses (heureusement notre tente s'est avérée très étanche), à 4h du matin, Véronique ne sachant plus comment s'asseoir ou s'allonger pour ne pas souffrir le martyr, et la douleur arrivant dans les reins, la décision est prise: on plie bagages, direction les urgences de Briançon, puis, après un petit détour par la pharmacie, cap sur Salon où l'on peut dire sans trop exagérer que nous avons dormi à peu près 48 heures d'affilée !!

PHOTOS

 

Après quelques jours de repos, nous sommes allé écouter le concert gratuit de Yom (clarinettes diverses dont une en palissandre, avec le pavillon en bois de rose) et Wang Li (guimbarde chinoise et flute à calebasses), dans le parc du chateau d'Avignon, qui n'est pas du tout à Avignon, mais en camargue !! J'ai encore une fois oublié l'appareil photo, mais j'ai trouvé une vidéo qui donne une petite idée du fantastique numéro joué par ces deux vituoses:

sur le site des Sud à Arles,

ou directement sur Dailymotion.

 

 


Toujours dans la page culturelle, nous avons fait un petit tour à Avignon (et pas seulement sur le pont !), pour une "étude comparative" des quatuors de clarinettes:

Nous avons commencé par Les Essoufflés et leur spectacle Aval'anches: Amusant, parfois un poil délirant (un d'entre eux semble bien allumé), notament leur dernier numéro,littéralement le clou du spectacle: tous les quatre déguisés en vampires, avec la cape et les canines saillantes, ils jouent à quatre sur une clarinette géante. Quelques extraits:

 

Le second spectacle de clarinettistes (Les Bons Becs) auquel nous avons assisté, à la Chapelle des Templiers, nous est apparu plus abouti,musicalement d'un très haut niveau, et avec une mise en scène plus élaborée. Il faut dire que les quatre clarinettistes des Bon Becs sont accompagnés d'un percussioniste: Bruno le Roi du Tempo, et "quand les gens applaudissent c'est quand même pas pour les clarinettes !!!".

Leur "Voyage de Notes" nous transporte en Italie, en grèce, dans les Balkans pour une sarabande époustouflante sur La Danse du Sabre, puis aux Etats Unis, en Argentine, au Brésil ... et retour en France. Leur intro de Stairway to Heaven donne le frisson et le final avec What a Wonderful World joué sur une scie musicale tire carrément les larmes. Interprété ici à Tokyo:

 

 

Quelques éloges ici (ou au format Open Office au cas où le lien ne fonctionnerait plus), et   (ou format Open Office) et quelques vidéos.



Nous nous sommes aussi bien sûr adonnés à quelques activités "nature": canoé sur la Sorgue, entre Fontaine de Vaucluse et l'Isle sur la Sorgue: nous remercions les gars de "Kayak Vert" qui sont postés aux "points chauds" de la rivière pour aider les gens (et pas uniquement leurs clients) à franchir les barrages, et même un petit rapide, avec une mini-vague. A cette occasion, notre canoé "Scout" de Gumotex s'est montré très sécurisant: stable, tout en étant relativement "haut sur l'eau" ce qui fait que nous n'avons pas embarqué d'eau du tout ! Et sur cette rivière il est particulièrement agréable de se sentir en sécurité car en cas de chavirage, la baignade serait très fraiche: l'eau est à 13°, été comme hiver ! En effet, c'est une résurgence, la rivière est d'abord sous-terraine avant de sortir au grand jour, quelques centaines de mètres en amont du centre de Fontaine de Vaucluse.

Le même jour nous sommes ensuite allé nous glisser le long des parois des gorges du Toulourenc, au pied du Géant de Provence, à quelques encablures de Malaucène. Le départ se trouve peu après le village de Veaux. A 16h30 en plein mois de juillet, il y avait foule. Mais à partir de 17h00 - 17h30, les familles qui étaient surtout venues prendre un bain de soleil s'en sont allées, et à mesure que nous progressions entre les parois toujours un peu plus abruptes, un peu plus hautes, et un peu plus sombres, nous étions aussi de plus en plus seuls, accompagnés seulement de quelques intrépides randonneurs. Bien sûr, à certains endroits, nous avions de l'eau jusqu'à la taille, et la Truffe n'avait plus pattes, elle a donc dû nager !!! Mais elle n'aime pas ça, elle préfèrerait grimper sur le rocher !

 

J'avais pioché cette idée des gorges du Toulourenc dans un article de Montagnes Magazine n°329 de mai 2008 qui propose un périple de 6 jours en Baronnies, et qui s'appelait Mont Ventoux, Les sentiers de la soif !!

Et puis, sur le chemin du retour, nous avons fait étapes (2 nuits) sur les bords du Verdon: d'abord à Esparron, au camping La Beaume (très bon accueil), puis en camping sauvage au bord d'un chemin. Nous en avons profité pour faire un peu d'endurance et de musculation dans les basses gorges du Verdon, entre Esparron et Quinson: 2h30 de pagaie pour l'aller (avec 15 à 25 minutes de pause) et autant pour le retour, mais sans pause et avec le vent de face sur la fin !!

 

PHOTOS

 

Le lendemain, après une nuit au calme, sans voisins bruyants, mais avec quelques courbatures dans les bras (et aussi une ampoule tenace pour Véronique), nous décidons d'un commun accord de ne pas remettre le couvert en canoé sur la 2ème partie des basses gorges, entre Quinson et Montpezat. En fait, la partie de bras de fer de la veille, face au vent nous a servi de leçon, et dorénavant, je crois bien que nous ne sortirons le canoé que sur des rivières avec du courant (au moins un peu). Pour les grandes étendues plates (lacs et gorges entre 2 barrages comme le bas Verdon), le kayak est bien plus adapté que notre canoé gonflable, trop lourd, trop sensible au vent, pas assez rigide. Donc, les prochaines rivières pourraient bien être l'Argens, la Dordogne, une partie de la Loire, un morceau de l'Isère, l'Ardèche, un bout du Rhône, ou les Hautes Gorges du Verdon.

En attendant, nous avons profité de notre dernier jour de vacances, pour remonter à Moutiers par les petites routes: la D900A qui serpente dans les clues de Barles entre Digne les Bains et Gap, très sauvage, qui m'a parfois rappelé les paysages des montagnes corses, et la route du col du Noyer, (avec arrêt gastronomique à l'auberge du col), empruntée cette année par le Tour de France (en sens inverse), et qui nous a donné envie d'aller randonner en Dévoluy.

PHOTOS

 

 

Voilà, rendez-vous à l'automne, pour de nouvelles aventures !

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F
De bien belles images, qui donnent envie d'aller à son tour découvrir ces beaux coins avec ces magnifiques couleurs...Voila des vacances de rêve (le genre qui s'apprécie tellement mieux à 2 ou entre amis)...
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